| Murcia, samedi 18 novembre 2006. De nature anxieuse et cultivant le stress mieux que personne, mes nerfs vont aujourd'hui être inconsciemment mis à rude épreuve au point de me rendre pour la première fois malade ! Dans l'impossibilité de rejoindre Grenade en train (la ligne Murcia - Grenade n'existant pas !) et l'option de la voiture de location étant un véritable gouffre financier, je “ronge mon frein” en silence depuis près d'une semaine à l'idée de devoir voyager en bus avec un "Akuna Matata" obligatoirement mis en pièces détachées et des bagages en veux-tu, en voila ! Comment emballer mon fidèle compagnon et protéger son dérailleur ? Où trouver des cartons de bonnes dimensions ? Etant seul, de quelle façon rejoindre la gare routière et me déplacer avec tout mes paquets ? Vais-je réussir dans tout ce branle-bas de combat à éviter la fauche d'une partie de mon matériel ? Que faire si demain je ne suis pas prêt pour prendre le départ ou s'il n'y a plus de place dans le bus ? Pas question de plus abuser de la gentillesse de mes hôtes d'autant que leurs collocataires italiens seront de retour de leur week-end andalou. Et une fois à Grenade, arriverai-je à remonter mon vélo sans difficultés et sans rien détériorer ? Combien de temps cela me prendra-t-il ? Aurai-je fini avant la tombée du jour ? Où pourrai-je passer la nuit sachant que tout les campings proches de la ville sont fermés à cette époque de l'année ? Etc, etc... Toutes ces interrogations me tarodent continuellement l'esprit et distillent en moi leur poison. J'entends déjà Typhaine et Nadège me dire : "Tu te poses trop de questions Nico" ! Une fois de plus elles ont raison mais que voulez-vous, malgré tout mes efforts pour maîtriser mes angoisses, je continue parfois à être totalement dépassé. Je terminerai cette tournée cauchemardesque “blanc comme un linge” et la tête dans les WC ! |